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Intermarché et la TVA : aux origines d’une polémique qui a enflammé les réseaux sociaux ?

Dire que la vente de masques dans les GMS est matière à polémique est, il faut bien le reconnaître, un euphémisme. Après les critiques, en fin de semaine dernière, des instances ordinales, des médecins et des pharmaciens, concernant une prétendue abondance de masques dans la grande distribution, c’est au tour des clients de porter la controverse sur le sujet. En cause : la TVA qui serait appliquée par certains distributeurs, et tout particulièrement Intermarché, qui ferait flamber le prix des masques. Intox, rumeur et autres fake news, que faut-il penser de cette nouvelle polémique associant masques et grande distribution née, comme bien souvent de nos jours, sur les réseaux sociaux ?

Il aura fallu d’une simple photo d’un ticket de caisse de l’enseigne Intermarché pour que la controverse autour des masques, et de leur vente dans la grande distribution, rejaillisse à nouveau. Dans un tweet publié le lundi 4 mai, en tout début de soirée, une infirmière a relayé une photo d’un ticket de caisse de l’Intermarché Super Hasparren (Pyrénées-Atlantiques) où la TVA appliquée pour l’achat d’un kit de 50 masques est de 20% ,et non de 5.5%. Sa publication a donné lieu à 417 retweets et 421 likes et a été relayée le lendemain par Marine Le Pen sur son compte Twitter.

La présidente du Rassemblement national (RN) s’étonne que la grande distribution, et dans ce cas spécifique une enseigne Intermarché du département des Pyrénées-Atlantiques, n’applique pas la TVA à 5.5% sur les masques, ainsi que sur le gel hydroalcoolique, alors même que cette dernière a récemment été votée à l’Assemblée nationale. En effet, la loi de finance rectificative votée le 25 avril dernier fixe une TVA réduite à 5,5% pour les masques, ainsi que pour les tenues de protection.

Fake news ou maladresse d’Intermarché ?

Via le compte Twitter de l’enseigne, Intermarché a choisi de répondre aux interpellations critiques et à la polémique engendrée par cette affaire. En effet, la série de tweets de Marine Le Pen sur le sujet a, visiblement, décidé Intermarché à répondre de manière pro-active afin de clarifier la situation et déminer un bad buzz qui commençait à prendre de l’envergure et une tournure nationale.

Dans ses réponses apportées à la députée RN, Intermarché précise que le montant total affiché sur le ticket de caisse de la cliente était bel et bien le montant. L’erreur provient, pour sa part, des fiches produit qui, en raison de l’urgence de la situation, n’ont pas eu le temps d’être mises à jour. Intermarché étant un réseau de magasins indépendants, de tels ajustements prennent, fort logiquement, plus de temps que pour les intégrés type Carrefour.

Discussion sur Twitter autour de la polémique concernant Intermarché et la TVA

L’erreur d’affichage de la TVA se fait donc non pas au détriment de la cliente, mais bel et bien à celui d’Intermarché. Une histoire en apparence anecdotique qui, en raison d’un contexte propice à toutes les controverses et à tous les fantasmes, et alors même qu’en fin de semaine dernière les instances ordinales ont pointé du doigt la gestion des stocks de masques par la grande distribution, a eu une portée considérable. Nous relevons ainsi depuis le 4 mai au soir, un peu plus de 1 500 tweets mentionnant tout à la fois Intermarché et la polémique autour de la TVA. À l’heure des fake news tous azimuts, des rumeurs galopantes sur fond de crise sanitaire et de défiance (renaissante ?) à l’égard de la grande distribution, force est de constater que même une erreur technique des plus triviales peut raviver la controverse.

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