Supermarché

Après la crise, quelles sont les nouvelles tendances du marché en France et dans le monde ?

La crise sanitaire a récemment bouleversé notre modèle économique. Les tendances ont changé et représente de nouvelles opportunités pour les marques, quand d’autres vont devoir s’adapter à ces changements. Magasins physiques ou e-commerce, ces statistiques témoignent des nouvelles tendances du marché.

Une crise inattendue qui bouleverse le marché

La crise sanitaire a remis en question le fonctionnement de notre société tant au niveau social et environnemental qu’économique. Les marques tentent coûte que coûte de trouver le meilleur équilibre entre stratégies et difficultés financières. Alors que les commerçants font face à une période difficile, les initiatives fusent et les marques innovent pour répondre aux nouveaux besoins de leurs clients. Les retailers se sont vus obligés de changer leurs habitudes tout en gardant un semblant de normalité. Les marques sont face à un océan de possibilités, qui peuvent être particulièrement bénéfiques, comme nuisibles si ces tendances sont mal appliquées. 

Aujourd’hui, les marques mettent en place des choses auxquelles elles n’auraient jamais pensé. Même les plus petites enseignes mettent en place des systèmes de ventes en ligne, de click & collect ou de livraison, celles-ci ayant augmenté de près de 50 % durant la période de crise. La grande distribution a rapidement su s’adapter à cette nouvelle tendance, possédant de nombreux drives. Naturalia, l’enseigne spécialisée dans le bio de Monoprix, a vu son activité en ligne être multipliée par cinq durant le confinement. L’utilisation des drives a connue une augmentation drastique durant cette période, allant jusqu’à 65 %. De même pour les petits commerces qui ont dû accélérer leur transformation digitale pendant la crise. La vente en ligne est devenue incontournable.

Des évolutions chiffrées impressionnantes aux Etats-Unis

Mais la France est loin d’être le seul pays touché. Les Etats-Unis, dont le confinement a débuté mi-mars différemment selon les Etats, ont connu une forte récession et ont vu leur PIB chuter de 4,8 % au cours du premier trimestre 2020. Le magazine économique Forbes a récemment publié un article sur les tendances actuelles et à venir. L’article comporte de nombreuses statistiques, issues de différents bureaux d’études, visant à présenter un panorama du secteur du retail et des innovations attendues dans les prochains mois.

Les magasins physiques, qui ont fait face à des difficultés pendant la crise, ne sont pas laissés pour compte. Il s’avère que 55 % des acheteurs en ligne préfèrent acheter auprès de détaillants physiques en magasin plutôt que de réaliser leurs achats uniquement en ligne (Score). De plus, le fait d’essayer un article en boutique serait trois fois plus influent que les autres facteurs d’achat (Score). Il semblerait que 71 % des acheteurs en magasins dépensent plus de 50 $, contre seulement 54 % lors d’achats en ligne (First Insight). Cette tendance peut s’expliquer par la forte visibilité du montant lors de la réalisation d’achats en ligne, contrairement aux achats dans des magasins physiques. Ces statistiques sont particulièrement encourageantes pour les petits commerces, qui bénéficient du contact physique que les sites d’e-commerce n’ont pas.

La tendance s’avère également très positive pour le commerce en ligne. A la fin de l’année, les ventes en ligne représenteront 16 % du total des achats (Statista). La démocratisation des ventes sur mobile est aussi un facteur à prendre en compte pour la croissance du e-commerce puisqu’il s’avère que 77 % de ces consommateurs réalisent des achats impulsifs lors de la visite de ces sites. En 2021, les achats sur mobile devraient représenter 54 % des ventes (Big Commerce) aux Etats-Unis. Les applications de paiements mobiles devraient assurer 14 milliards de dollars d’échanges d’ici 2022 (Payments Industry Intelligence). Mais peu de consommateurs sont uniquement adeptes des ventes en ligne ou en magasin. Seulement 7 % des consommateurs affirment n’acheter qu’en ligne, contre 20 % pour les consommateurs en magasin uniquement. Certains consultent même les avis en ligne lors de leurs achats en magasin d’après Payments Industry Intelligence.

Le facteur âge a t’il une influence sur ces parcours d’achat ? D’après certaines études, la génération Y (génération née entre 1980 et 1995 environ) effectue 60 % de ses achats en ligne (Digital Commerce 360) tandis que les baby boomers préfèrent, eux, effectuer leurs achats en magasin à 84 % (Chain Store Age).

Des leçons instructives pour le secteur de la grande distribution aux Etats-Unis, qui portent également des enseignements utiles pour les stratégies des grands groupes français, dans l’Hexagone comme à l’international.

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