femme masquée

Masques obligatoires dans les lieux clos dès le 20 juillet : quelles conséquences pour la grande distribution ?

Deux mois après la fin du confinement, à l’aube d’une possible deuxième vague, Jean Castex, nouveau Premier ministre, a annoncé le port obligatoire des masques dans les lieux publics clos à partir de la semaine du 20 juillet. Alors que la grande distribution a été particulièrement impactée au coeur de la crise sanitaire, quelles sont aujourd’hui les conséquences de cette décision du gouvernement pour le secteur ?

Le port du masque obligatoire dans les lieux publics clos dès la semaine prochaine

Alors que la pandémie repart petit à petit aux quatre coins de la France, le nouveau Premier ministre Jean Castex a annoncé l’obligation du port du masque dans les endroits publics clos à partir de la semaine du 20 juillet. Bien que certains lieux, comme les transports en commun et restaurants, disposaient déjà de cette obligation, d’autres lieux, tels que les magasins, pouvaient encore choisir d’appliquer ou non le port du masque à leurs clients. La date de l’obligation, posée au 1er août, a d’abord été vivement critiquée, bien que le Premier ministre ait expliqué qu’il s’agissait de laisser le temps aux Français de s’en procurer. Certains départements, comme la Mayenne, ont d’ores et déjà rendu le port du masque obligatoire, dans six communes, en raison de l’inquiétude liée au nombre de nouveaux cas de Covid-19. La Mayenne avait dépassé dans les derniers jours le seuil d’alerte avec 50,1 nouveaux cas pour 100.000 habitants détectés en sept jours. 

La grande distribution dispose depuis le début de la crise de mesures rigoureuses pour assurer le bon déroulement des activités commerciales. Dès la mi-mars, la Fédération du commerce et de la distribution (FDC) a publié un “guide des bonnes pratiques” composé de différentes fiches rappelant les gestes barrières et les mesures prises dans le cadre de la pandémie du Covid-19. Distanciation, lavages de mains réguliers, désinfection des caddies, les supermarchés ont depuis longtemps adopté les gestes clés pour réduire la propagation du virus et protéger les salariés et clients. Outre ces protocoles obligatoires, les magasins ont déjà le choix d’imposer le port du masque à leurs clients s’il ne parvient pas à faire respecter une jauge maximale de personnes ainsi que le principe de distanciation physique.

Quelles répercussions pour les acteurs de la grande distribution ?

Qu’est-ce que cela signifie pour la grande distribution ? Alors que certains commerçants craignent que les masques soient un frein à la reprise de la consommation, cela ne devrait pas entraîner de grands changements pour la grande distribution dont les clients ont été habitués depuis le début de la pandémie a porter un masque. Il se trouve qu’une grande partie des établissements recommandent, depuis plusieurs semaines, à leurs clients de porter un masque. Michel-Edouard Leclerc s’était prononcé en faveur d’une telle mesure peu de temps avant le déconfinement en assurant que le masque « ne sera pas imposé », mais « vivement conseillé » dans les enseignes du même nom.

Le Président de Leclerc a d’ailleurs rapidement indiqué sur son compte Twitter qu’il approuvait cette décision. Les mesures de sécurité déjà en vigueur dans les enseignes de la grande distribution ne changent pas : plexiglas aux caisses, gel hydroalcoolique à l’entrée, nombre limité de clients, les mesures appliquées restent les mêmes. Calculer la surface résiduelle, que ne possèdent pas les enseignes, et compter précisément le nombre de clients présents en magasin sont en revanche de réelles difficultés. Cette nouvelle réglementation pourrait même s’avérer bénéfique pour certains acteurs de la grande distribution. Les retailers, pas toujours remis de la crise, craignent un reconfinement, difficilement évitable – au moins dans certaines zones – si le nombre de contaminations augmente. Une seconde vague entraînant un nouveau confinement pourrait être fatal pour certaines enseignes. Bien que le gouvernement n’ait pas encore précisé le montant de la contravention, en cas de non-respect, les personnes ne respectant pas le port du masque obligatoire pourraient encourir 135 € d’amende, une verbalisation conforme à celle déjà en vigueur pour les transports en commun. 

La grande distribution a, dès les premières heures, été fortement sollicitée lors de la crise sanitaire. Alors que le personnel était appelé sur le terrain, le manque de masques et l’absence de réelles protections a rapidement été problématique, et le secteur a su s’adapter avec efficacité.

Avant même le début du confinement, la grande distribution avait dû faire face à un autre problème : les rumeurs de pénuries. Les Français se sont rués vers certaines denrées de première nécessité et les denrées non-périssables en vue du confinement et de craintes sur la disponibilité de certains produits, ce qui a créé des ruptures dans les supermarchés, quand l’approvisionnement été déjà perturbé par le confinement. Acteurs centraux de la crise, les enseignes de la grande distribution ont dû réagir rapidement pour assurer le bon déroulement des courses et les meilleures conditions possibles pour les consommateurs dans ce contexte particulier. 

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