Magasin de meubles

L’enseigne d’ameublement Alinéa en difficulté

Déjà fragilisée avant la crise, l’enseigne de décoration et d’ameublement Alinéa tente de résister après avoir déposé le bilan en mai dernier. Et ce n’est autre que le patron actuel d’Alinéa, Alexis Mulliez, qui formule la seule proposition de poursuite de l’activité sérieuse. Au programme, suppression d’un emploi sur deux et conservation de 9 magasins sur 26 en France.

Alinéa tente de sauver les meubles…

Après Conforama racheté par But, Alinéa rejoint le banc des enseignes d’ameublement en mauvaise posture. En redressement judiciaire, Alinéa a reçu une seule proposition de poursuite de l’activité de ses actuels actionnaires. Suite à un décret post-Covid paru le 20 mai, il est désormais possible pour les propriétaires d’une entreprise de la reprendre après avoir déposé le bilan. Pratique qui à l’origine devait servir à éviter au maximum la casse économique des enseignes mais qui a suscité auprès des salariés un élan de colère.

L’offre la plus sérieuse, formulée par les actuels actionnaires de l’entreprise dirigée par Alexis Mulliez dont la famille possède le groupe Auchan, est à l’étude. Eddy Chhlang, représentant du syndicat CGT note que si 9 des 26 magasins français resteraient debout (ceux basés dans le sud de la France et dans d’autres régions), le groupe d’ameublement devra se séparer de 1 000 personnes. 

Une situation jugée brutale mais nécessaire pour éviter à l’enseigne de passer en liquidation judiciaire. D’autant plus que cette offre de maintien est bien la seule et représente à ce titre une bouée de sauvetage pour le groupe, selon la direction de la communication de la marque basée à Aubagne, près de la cité phocéenne. D’autres offres de reprise formulées par Gifi, La Foir’Fouille ou encore par le hard-discounter Lidl font partie du lot mais aucune d’elles ne prévoit le maintien de l’activité d’Alinéa. 

En redressement judiciaire depuis le 13 mai 

Le 13 mai, Alinéa, en cessation de paiements, est placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille. La société, qui avait déclaré un passif de 12 millions d’euros exigibles et un chiffre d’affaires de 257 millions d’euros pour 62 millions d’euros de perte nette, n’était pas au mieux de sa forme. La direction avait mis ces mauvais résultats sur le dos du mouvement des Gilets Jaunes puis des grèves provoquées par la réforme des retraites, avant de jeter la pierre à la Covid-19 qui aurait mis un terme aux efforts engagés. 

La communication d’Alinéa a indiqué à l’AFP que les négociations suivent leur cours et que plusieurs centaines d’offres de reclassement dans des enseignes de l’association familiale Mulliez et auprès des repreneurs des magasins cédés sont proposées. 

Propriété d’Auchan Holding puis rachetée par Alexis Mulliez en 2017, Alinéa compte un effectif de 1 974 salariés dont 1 895 en CDI. En parallèle, la CGT propose des reclassements internes dans la Holding Auchan ainsi que des reclassements externes (Décathlon et Leroy Merlin). En France, 650 postes sont à pourvoir dans le groupe selon M.Chhlang, des postes qui restent cependant éloignés du coeur de métier d’Alinéa. Le 30 août se tiendra une audience au tribunal de commerce de Marseille qui décidera de l’avenir du groupe.

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