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Le prix des masques va bientôt baisser

Depuis le 20 juillet, le gouvernement a rendu obligatoire le port du masque dans les lieux publics clos, “en complément des gestes barrières”, décision qui a rapidement été élargie à l’espace public jusqu’aux rues le 10 août. A Paris désormais, porter un masque est devenu obligatoire sur les quais de Seine, ainsi que sur le Vieux Port de Marseille. Alors que cette obligation du port du masque s’étend de plus en plus en France, leur prix pourrait très prochainement fortement diminuer.

Un marché qui génère plusieurs millions d’euros 

Il est devenu un accessoire incontournable depuis le début de la crise sanitaire, qui a largement mobilisé les acteurs de la grande distribution. Dès le 11 mai, les enseignes se sont rapidement mis à proposer des masques au plus grand nombre et à prix coûtant. Casino, Carrefour, Leclerc, Auchan, tous les grands noms du retail se sont engagés à les proposer, en tissus ou à usage unique, pour permettre d’enrayer la propagation du virus dans l’Hexagone. La distribution de masques a aussi permis l’émergence d’initiatives solidaires, comme de nombreux dons faits par les enseignes, à destination des plus précaires, du personnel soignant et des professionnels de tous secteurs mobilisés pendant la période. 

Dès le 1er mai, pour répondre à la forte demande, le gouvernement s’est engagé à fixer le plafond de prix de ces masques à 95 centimes d’euros l’unité, toutes taxes comprises. Afin de s’assurer qu’il n’existe pas de hausses injustifiées qui pénaliseraient les consommateurs, Agnès Pannier Runacher avait d’ailleurs annoncé un suivi précis des prix de ceux-ci, notamment à l’aide d’un suivi des signalements des consommateurs ou des associations de consommateurs associées à cette démarche grâce à la plateforme SignalConso. Malgré cet encadrement, les dépenses peuvent rapidement s’avérer élevées : à raison de deux masques par jour, la somme atteint rapidement 45 euros par mois et par personne. 

Selon l’Institut Nielsen, depuis le 4 mai, la vente de masques par la grande distribution a généré plus de 230 millions d’euros. Ces ventes ont connu un essor particulier au milieu du mois de mai, et ont réalisé un nouveau record à la fin du mois de juillet. 51 millions de masques ont été vendus entre le 13 et le 26 juin, ce qui représente pour Intermarché “18% du marché” selon son Président Thierry Cotillard. 

Une baisse des prix prévue à la rentrée

 L’approvisionnement des grandes surfaces en masques n’a pas toujours été aussi facile qu’aujourd’hui. Durant le confinement, la gestion des stocks s’est avérée complexe et des ruptures de stock ont pu être observées. A présent, comme le rapport Le Figaro, “les stocks sont garnis, et les vendeurs ne plus dans l’urgence pour s’approvisionner”. Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, assure que la France disposera de masques en quantité suffisante en cas de deuxième vague épidémique. 

Avec la reprise du commerce maritime, la vente de masque se fait plus facilement et les distributeurs se fournissent plus aisément. Aussi, l’essor du Made in France et le développement des circuits-courts permettent aux revendeurs de se procurer des masques à des prix beaucoup moins élevés. Ainsi, répondre à une demande qui ne cesse de croître apparaît plus facile aujourd’hui qu’il y a quelques mois. Les revendeurs peuvent désormais se les procurer pour des prix plus bas, et donc de facto les revendre à des prix moins élevés. C’est pourquoi, selon le Figaro, “ceux qui arrivent, obtenus moins chers, seront vendus moins cher”. 

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