Centre commercial 2

Unibail-Rodamco-Westfield va encore alléger les loyers dans ses centres commerciaux face à la crise

Dans le cadre de la deuxième vague épidémique, le géant des centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westield (URW) a annoncé revoir à la baisse les loyers dans ses centres, alors que ces résultats sont en recul. 

L’ouverture des centres commerciaux européens au cours de ces trois derniers mois a permis au groupe de se redresser financièrement avec une amélioration significative du taux de recouvrement des loyers.

250 à 290 millions d’euros d’allègements de loyers

Toutefois, le rebond épidémique auquel s’ajoute le reconfinement dans de nombreux pays -dont la France- font accroître les incertitudes sur la santé financière du groupe URW. 

Face aux nouvelles restrictions gouvernementales, le géant des centres commerciaux envisage d’octroyer un total de 250 à 290 millions d’euros d’allégements de loyers liés à la crise sanitaire, comme durant le premier semestre. 

Une décote de 81%

Alors que le groupe profitait d’une embellie pour remonter la pente boursière, la crise sanitaire et économique a porté le titre URW à 34,23 euros, contre 140 euros au 31 décembre dernier. URW a également annoncé mettre derrière lui plus des trois-quarts de sa valeur depuis le début de l’année, ne pesant plus que 4,74 milliards d’euros en bourse. 

À la fin du mois de septembre 2020, l’actif net réévalué (ANR) de reconstitution était en recul de 20,9% sur neuf mois, en raison de la réévaluation des investissements immobiliers et de la dépréciation des écarts d’acquisition. À titre comparatif, cet ANR de reconstitution était de 8,2% à la fin du mois de juin. 

Avec ces prévisions, le titre enregistre une décote de 81% par rapport à la valeur de son actif net réévalué de reconstitution, contre près de 85% mi-septembre dernier.

Retournement de situation sur fond de divergences

En deux jours, le titre boursier a remporté près de la moitié de sa valeur avant d’afficher un léger recul mercredi dernier, alors que trois nouveaux administrateurs ont fait une entrée fracassante au conseil de surveillance : Léon Bressler, Xavier Niel et Susana Gallardo. La question de la recapitalisation à 3,5 milliards d’euros, mise sur la table par le président du directoire, Christophe Cuvillier, et par le président du conseil de surveillance, Colin Dyer, a vite été écartée par les actionnaires qui ne voient pas d’un bon oeil cette opération. En effet, l’ancien patron d’Unibail, Léon Blesser, a estimé que la cession d’actifs constitue la bonne manœuvre à suivre pour que le groupe recentre son activité sur les centres commerciaux haut de gamme en Europe, lui permettant, de ce fait, de réduire sa dette.

Même si la recapitalisation n’a pas été accordée, la direction d’URW a expliqué qu’elle poursuivrait le développement des autres volets du plan de sauvetage “Reset” qui s’élève à 9 milliards. Les premiers espoirs d’un vaccin à la Covid-19 pourraient également jouer en faveur du groupe, et lui permettre de regagner la confiance des investisseurs.

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