E-commerce

Grande-Bretagne : la grande distribution réclame une taxe de 1% sur les ventes du e-commerce

Les acteurs de la grande distribution au Royaume Uni ont réclamé, dans un communiqué commun, l’imposition d’une taxe de 1% sur les ventes du commerce en ligne, notamment celles du mastodonte Amazon. Ils voudraient ainsi établir une sorte d’équité entre magasins traditionnels et boutiques virtuelles.

Les entreprises avec un chiffre d’affaires supérieur à 1 million de livres par an visées

Plusieurs grands noms de la distribution au Royaume-Uni, dont la chaîne de supermarchés Tesco et le spécialiste du bricolage Kingfisher, ont demandé une taxe de 1% sur les ventes du commerce en ligne, dont le géant américain Amazon. « Nous pensons qu’il devrait y avoir un contexte d’équité (« level playing field ») pour tous les distributeurs, en ligne ou ayant pignon sur rue, et c’est pour cela que nous proposons une taxe de 1% pour les entreprises avec un chiffre d’affaires supérieur à 1 million de livres par an », lit-on dans un communiqué commun signé notamment par Thierry Garnier, directeur général de Kingfisher, la maison mère de Castorama et David Potts, le directeur général de Morrisons.

Une taxe pour préserver les emplois

Pour bien faire les choses, ils exigent aussi une réduction de 20% de la taxe sur la propriété commerciale parce qu’ils s’estiment désavantagés par rapport aux acteurs de la vente en ligne. Le gouvernement avait exempté les entreprises britanniques de cette taxe au début de la pandémie du coronavirus. Mais il l’avait de nouveau imposée, alors que la crise sanitaire et le confinement frappaient de plein fouet les commerces. Dans leur lettre au gouvernement britannique, les distributeurs du Royaume Uni préviennent qu’un manque de réforme de ce système d’imposition freinera la trajectoire de la reprise du secteur de la distribution et menacera des milliers d’emplois dans un contexte déjà difficile. Cette réforme devra être présentée en mars prochain, lors de l’adoption du budget.

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