Vers un abandon général du prospectus ?

Depuis le 17 janvier 2022, Carrefour a cessé la distribution de catalogues papier dans les boîtes aux lettres dans certaines communes. Se faisant, l’enseigne rejoint d’autres acteurs de la grande distribution comme Monoprix et Casino qui ont déjà fait une croix sur les prospectus. 

Carrefour souhaite se débarrasser des catalogues papier. Depuis le 17 janvier 2022, l’enseigne n’en distribue plus dans trois communes que sont Paris, Lyon et Villeurbanne (Rhône). Elle préfère désormais envoyer ses promotions par SMS, mail ou via les réseaux sociaux. Le premier producteur de catalogues en France (900 millions d’exemplaires par an) marche ainsi dans les pas de Monoprix et Casino qui ont déjà abandonné le prospectus. D’autres distributeurs, comme Leclerc, Auchan et Super U, mènent pour l’instant des expérimentations afin d’évaluer les conséquences d’une telle initiative. 

L’abandon des prospectus à des fins écologiques et économiques

Mais on pense généralement que la fin des catalogues est actée. Elle fera du bien à la planète car elle permet une économie de papier. Et puis, il existe aujourd’hui une alternative bien plus pratique : le digital. Ce canal est d’autant meilleur que les clients effectuent de plus en plus leurs courses en ligne. 

Outre l’argument de l’environnement, l’abandon du prospectus a aussi des raisons économiques. En effet, bon nombre d’enseignes ne peuvent plus supporter les coûts d’édition et de distribution des papiers. Surtout en ces temps de crise sanitaire et financière. En outre, on peut évoquer la simplicité qu’offre le digital. Il permet d’actualiser la publicité et les prix à tout moment. Tout le contraire du volumineux catalogue qu’on ne peut mettre à jour qu’une fois édité. 

Jusqu’à 20% du chiffre d’affaires

Notons toutefois que les enseignes continuent de proposer des prospectus à la demande des clients. D’après Nielsen, 61% des consommateurs préfèrent consulter un catalogue pour s’informer sur les nouveaux produits et les promotions, que le mail (19%), les sites internet (16%) et les applications (14%). D’ailleurs, le papier reste un support important pour les distributeurs. Il permet d’attirer la clientèle dans les points de vente et représente encore jusqu’à 20% du chiffre d’affaires de la grande distribution.

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