Quel est le taux de rupture dans les rayons ?

Depuis le début d’année, les pénuries se multiplient dans les rayons de la grande distribution. Mais quelle est exactement leur proportion ? Pour l’évaluer tous les mois, NielsenIQ a conçu un outil spécial.

Ce système mis en place par l’analyste de données pour le retail permet d’identifier les absences dans les linéaires et de faire un point global. Entre juin et juillet, il a enregistré environ 5% de produits en rupture dans les supermarchés et hypermarchés de France.

Flambée du coût des matières premières, des transports, des emballages…

Le taux de rupture a atteint précisément 5,3% pendant ce début de l’été, contre 4,1% dans la même période en 2021. Selon NielsenIQ, les rayons épiceries ont été les plus affectés par les pénuries. On note une absence prononcée de moutarde, de vinaigrette, de sauces froides et d’huiles. Cette catégorie de produits souffre d’une hausse de rupture de près de 2 points par rapport à l’année dernière.

NielsenIQ explique cette situation par la flambée des coûts des matières premières, des transports ou encore des emballages. Le leader des datas pour le retail évoque aussi des difficultés d’approvisionnement et de stockage, les achats panique par crainte d’indisponibilité et les hausses de prix induites par les négociations commerciales. Ces discussions ont pris fin en mars dernier sans une satisfaction globale.

Un manque à gagner de 3,9 milliards d’euros sur un an

Pour les distributeurs, les ruptures coûtent évidemment très chères puisque les consommateurs ne remplacent pas toujours les produits manquants dans leur panier. Sur les six premiers mois de l’année, le manque à gagner induit par les pénuries s’élève à 1,9 milliards d’euros. Sur une année pleine, il atteint 3,9 milliards d’euros. Les seuls rayons épiceries et frais représentent plus de 60% de cette perte.

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