Triomphe et défis de l’e-commerce alimentaire

Depuis quelques années, l’e-commerce alimentaire ne cesse de progresser en France. En 2020, au plus fort de la pandémie, ses ventes ont même explosé de 50%. Cette activité profite d’un changement des habitudes de consommation, pas toujours uniformes.

En France, l’e-commerce alimentaire pèse 4% du commerce alimentaire global. S’il s’agit d’une petite part, ce segment a connu un véritable boom depuis l’apparition du Covid-19. Ses ventes ont augmenté de 42% en 2020 et depuis elles ne cessent de croître. Cette croissance s’appuie sur une évolution des habitudes de consommation.

Des exigences protéiformes

En effet, les Français réclament aujourd’hui plus de flexibilité dans leurs courses. Ils souhaitent commander depuis leurs téléphones et récupérer les achats à n’importe quelle heure et dans n’importe quel lieu. L’e-commerce satisfait en partie ces exigences avec des créneaux horaires au choix, une livraison à domicile ou un passage en point de retrait (drive, click & collect). Certains clients préfèrent une livraison au bureau, en zone de bureau, à domicile décalé, voire décarbonée. Tandis que d’autres appellent à une livraison de plus en plus rapide.

Bonne logistique et organisation

Cette dernière exigence a motivé la naissance des quick-commerçants. Ces entreprises promettent un service en moins de 10 minutes. Pour relever ce défi, elles installent des darkstores un peu partout dans les quartiers. Elles doivent aussi et surtout mettre en place une bonne logistique, ainsi qu’une organisation bien huilée. Et cela depuis la préparation de la commande en entrepôt (darkstores, Micro Fulfillment Center…) jusqu’à l’expédition du panier.

Livraison à vélo ou à pied

Pour répondre au besoin d’une activité éco-responsable, les acteurs du commerce en ligne (enseignes traditionnelles, quick-commerçants, pure players…) optent souvent pour une flotte à zéro émission avec notamment le vélo. Il y a des enseignes qui vont plus loin en misant sur la livraison à pied. C’est le cas de Monoprix, qui travaille avec Deliver.ee et ses autoentrepreneurs.

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