Inflation dans l’alimentaire : une accalmie temporaire en décembre

En France, l’inflation des produits alimentaires a atteint 12,6% en décembre. Soit une hausse de 0,6%. C’est la progression la plus faible sur un mois depuis février 2022. Mais cette accalmie ne devrait pas durer.

D’après le panéliste Iri, l’inflation des produits alimentaires a atteint 12,6% en décembre dans les grandes et moyennes surfaces. Soit une hausse de 0,6% en un mois. C’est la croissance mensuelle la plus faible de l’année contre 0,86% en novembre et 1,46% en octobre.

Nouveau record pour l’écart de prix entre enseignes

L’année 2022 reste toutefois la plus inflationniste en vingt-deux ans de relevés d’Iri. En effet, l’augmentation moyenne des prix a atteint 6,1% contre 5% en 2008, année du précédent record. Les plus fortes hausses concernent l’épicerie (+12,9%), le frais libre-service (+15,6%), la crèmerie (+17%) et les viandes surgelées (+32,2%).

Iri note également que l’écart de prix, entre enseignes la moins chère et la plus chère, a été battu à nouveau en décembre. Il s’est établi à 27 points, contre 18,5 points en mai 2022. Un record ! Concernant l’accalmie de l’inflation en fin d’année, le panéliste explique cette situation par le démarrage des négociations et la période de Noël.

Un tsunami d’inflation en 2023

L’institut pense cependant que le ralentissement est temporaire. Les prix devraient donc continuer de grimper dans les prochains mois. En cause, la hausse des factures d’énergie des industriels et distributeurs. Iri s’attend en particulier à une flambée importante à partir de fin mars ou début avril.

Selon la société d’analyse, le bon des prix pourrait atteindre 15% en grande distribution, à l’issue des négociations commerciales. Rappelons que les agro-industriels réclament jusqu’à 40% d’augmentation dans certains secteurs comme celui de la viande. En novembre, Michel-Édouard Leclerc avait déjà prédit ce tsunami d’inflation en 2023, à cause du nouveau cycle de négociations entre industriels et enseignes.

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