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Comment les distributeurs fixent les prix des produits en rayons

Alors que les produits en rayon coûtent de plus en plus chers, il peut être logique de se demander comment les distributeurs fixent les prix. Si elle ne pesait pas sur la facture, cette connaissance permettrait de comprendre la situation des acteurs du commerce.

Depuis plusieurs mois, les prix en supermarché ne cessent de grimper. En particulier ceux des références alimentaires qui ont augmenté de 12 % entre novembre 2021 et novembre 2022, d’après l’Insee. Si cette hausse des tarifs peut agacer, il faut savoir qu’elle ne résulte pas de dispositions légales.

Tout dépend de la catégorie de produits

En effet, les prix affichés en rayon découlent de nombreuses tractations entre fournisseurs et distributeurs. Et ces discussions se font selon la catégorie de produits, bruts ou transformés. Ces derniers se subdivisent aussi en deux branches : les grandes marques nationales et les marques de distributeurs.

Pour fixer les prix des produits bruts (fruits, légumes, viandes et poissons), les enseignes tiennent des discussions secrètes avec les producteurs au niveau local. On ne sait donc pas réellement comment elles s’y prennent. En revanche, pour ce qui concerne les marques de distributeurs, il y a des appels d’offres et un cahier de charge que le fabricant doit respecter. Comme il s’agit de produits propres, donc uniques et sans concurrence, les retailers font comme bon leur semble.

Des changements à l’horizon avec la loi Descrozaille

Au niveau des grandes marques nationales, en revanche, les enseignes participent à des négociations commerciales annuelles avec les fournisseurs. Etant donné qu’il est question de produits communs, elles ont tendance à négocier des prix bas. Ce qui n’arrange pas toujours les industriels, contraints de prendre en compte les coûts de fabrication, les matières premières, l’énergie et les salaires.

Pour éviter des prix anti-concurrentiels et nuisibles aux industriels et producteurs, la loi Egalim 1 impose une marge minimale de 10 %. Mais la loi Descrozaille, qui a été adoptée par l’Assemblée nationale le mercredi 18 janvier à l’Assemblée nationale, risque de changer le rapport de force au profit des fournisseurs, qui ont désormais le dernier mot.

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