Un mois de mars rouge en grande distribution ? Système U pointe une exagération

Alors que la grande distribution évoque un mars rouge pour les prix en rayons, Système U pense qu’il ne faut pas exagérer. Son patron Dominique Schelcher estime que ce mois ne sera pas plus inflationniste que les autres. Et cela même s’il faudra répercuter une  série de hausses à l’issue des négociations commerciales.

Depuis quelques semaines, les enseignes de la grande distribution agitent le risque d’un mars rouge pour les prix dans les rayons. En d’autres termes, elles craignent une inflation record pendant ce mois et peut-être pour une bonne partie du printemps.

Jusqu’à 20% d’augmentation réclamée par les agro-industriels

En cause, les hausses de prix jugées délirantes demandées par les agro-industriels dans le cadre des négociations commerciales. Ces discussions annuelles entre les retailers et leurs fournisseurs ont pris fin le 1er mars. Elles permettent de fixer les prix des produits en magasins pour toute l’année. En 2023, ces négociations sont plus tendues en raison de l’inflation sur l’énergie, les transports, les emballages et les matières premières.

Les agro-alimentaires réclament jusqu’à 20% d’augmentation. Ce que refusent les distributeurs, soucieux de préserver le pouvoir d’achat de leurs clients. En cas d’application de ce taux, les prix pourraient effectivement flamber en rayons. Si Bruno Le Maire est d’accord sur ce point, il pense en revanche qu’il n’y a aucune raison de croire en un mars rouge. Dominique Schelcher, le PDG de Système U, partage cet avis.

Un reflux des prix après juin ?

Le dirigeant estime qu’il est « exagéré » de parler d’un « mars rouge » pour l’inflation des produits en grande surface, car les hausses « vont s’étaler dans le temps ». Il croit aussi qu’il y aura un repli des prix à partir du second semestre. Soit après le pic attendu de juin. Par ailleurs, Dominique Schelcher regrette le manque de « transparence » chez les agro-industriels lors des négociations commerciales. Ils les soupçonnent d’exagérer la hausse de leurs charges pour vendre plus cher.

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