Campari de retour dans les rayons

Un an tout juste après avoir quitté les rayons de la grande distribution, Campari fait son grand retour en commençant par Carrefour. Si le test est concluant, il prévoit un redéploiement massif à l’automne.

En mars 2022, Campari s’était retiré de la grande distribution à l’exception de Monoprix, qui a continué de vendre son cocktail au format de 70 cl au lieu du litre. L’entreprise italienne avait justifié cette décision par la nécessité de reconstruire sa marque et de recruter de nouveaux clients. Elle avait choisi de se tourner vers le CHR (Cafés, Hôtels et Restaurants) afin d’instaurer de nouvelles habitudes et éduquer le consommateur.

Un test prévu d’avril à septembre

Un an plus tard, Campari fait son retour dans les rayons, en commençant par Carrefour. Le PDG du groupe en France, Géraud de La Noue, confie avoir été surpris par le succès de son apéritif en CHR. Cette percée a précipité son come-back en GMS. Le groupe effectuera d’abord un test chez Carrefour, d’avril à septembre, avant un déploiement massif dans les magasins des autres enseignes.

Comme on ne change pas une formule qui gagne, Campari reprendra le format 70 cl pour cette expérimentation. La bouteille sera proposée au prix de 14,90 €. Pour cet essai, la marque italienne déroulera un dispositif complet autour de la promotion du Campari Spritz.

Mise en place d’un plan merchandising spécifique

Elle annonce en particulier une mise en avant de la recette du cocktail, un plan merchandising spécifique et le développement de corners Spritz. Campari intégrera aussi dans cette approche le bitter Aperol, l’apéritif sans alcool Crodino et le prosecco Riccadonna.

Selon Géraud de La Noue, ce programme permettra de consolider la stratégie de Campari déployée avec succès en CHR. La marque espère aussi faire du chiffre. Chaque année, elle vend plus de 700 000 bouteilles pour un chiffre d’affaires de plus de 13 millions d’euros. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts…

Keep Exploring
Négociations commerciales : les grands industriels trop gourmands ?