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Grande distribution : quels sont les départements français les moins chers ?

Si les Français sont tous égaux devant la loi, ils ne le sont pas devant les prix. Une étude réalisée par le spécialiste de la grande distribution, Olivier Dauvers, met en lumière des différences de tarifs selon les départements.

Selon le lieu où nous habitons en France, nous payons plus cher ou moins cher les produits en grandes surfaces. C’est ce que révèle une étude du spécialiste de la grande distribution Olivier Dauvers, menée avec l’aide de la société A3 Distrib. 

Quatre départements de Bretagne parmi les moins chers

Cette enquête dévoile les différences de prix en magasin suivant les départements hexagonaux. Elle note que les départements de la Bretagne abritent les magasins les moins chers pour faire ses courses. Les Côtes-d’Armor, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan figurent dans les 20% des territoires les moins chers. Les Côtes-d’Armor se placent même en tête avec des prix 4% inférieurs à la moyenne en France.

La Bretagne profite de la bataille des indépendants

Plus largement, les départements du grand Ouest mènent la danse. Ainsi, la Vendée (Pays de la Loire), les Deux-Sèvres (Nouvelle-Aquitaine) et la Mayenne (Pays de la Loire) composent le top 5. Si ces territoires sont moins chers, c’est grâce à la bataille féroce que se livrent les enseignes d’indépendants (Leclerc, Intermarché et les U) au niveau des tarifs.

L’Île-de-France et le littoral méditerranéen plus chers

Sans surprise, les départements les plus chers de France se trouvent en Île-de-France. En tête, Paris, où les courses coûtent environ 21% plus chères que dans les Côtes-d’Armor. Suivent les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et les Yvelines. Le littoral méditerranéen talonne l’Île-de-France. Les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, l’Aude et les Pyrénées-Orientales rivalisent avec Paris.

Les habitants du littoral et de Paris plus riches

Selon Olivier Dauvers, la cherté de ces départements s’explique par les coûts d’exploitation des magasins plus élevés et un prix important du foncier. Il y a aussi un opportunisme local. En effet, les enseignes fixent les tarifs des produits selon le pouvoir d’achat des clients. Or les habitants de Paris ou Nice ont un portefeuille plus fourni que ceux de Saint-Brieuc. Donc ils sont moins sensibles à une hausse des prix.

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