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De bons résultats pour Auchan au premier semestre, malgré la crise sanitaire

Auchan a su sortir par le haut de la crise sanitaire et économique. Le groupe poursuit son programme d’économies et d’initiatives “Renaissance”, qui a permis une augmentation relative de la rentabilité. L’évolution positive du chiffre d’affaires est elle aussi visible dans l’ensemble des pays d’implantation du groupe, à l’exception de la Russie. Avec des ventes en progression de 0,8 % en France, les résultats au premier semestre de la firme se renforcent. 

« Malgré la crise sanitaire, la rentabilité d’Auchan Holding progresse »

Le groupe Auchan Holding affiche de bons résultats au premier semestre 2020 dans tous les pays (à l’exception de la Russie) avec des ventes en hausse et un Ebitda en progression. En raison des performances d’Auchan Retail, « la rentabilité d’Auchan Holding progresse » a déclaré en préambule le groupe, et ce, « malgré la crise sanitaire ». En effet, Auchan Retail a réalisé un chiffre d’affaires de 22,25 milliards d’euros au premier semestre, même s’il accuse un recul de 1,8 % à changes courants. La branche distribution, qui représente la majorité des ventes du groupe Auchan, enregistre une hausse du chiffre d’affaires de 0,8 % (sans prendre en compte la baisse brutale des ventes de carburant durant le confinement et la dépréciation des monnaies). 

La hausse de 0,8% enregistrée en France a largement compensé la baisse des ventes de 2% en hypermarché. Les ventes en digital ont quant à elles fait bondir de 12% le chiffe d’affaires total sur le semestre (soit une croissance de 33 %). Edgard Bonte, président d’Auchan Retail, annonce un Ebitda en forte progression. En France, il note une amélioration de 79 % tandis que sur l’ensemble du périmètre d’Auchan Retail, l’Ebitda affiche une progression de 15%, avec un taux de marge à 5,6% (post IFRS 16). Au premier semestre 2020, ce dernier atteint 1 248 millions, ce qui représente une progression de 162 millions d’euros par rapport au premier semestre 2019. Selon Auchan, cette nette amélioration est due à la forte baisse des charges opérationnelles. 

423 millions d’euros d’économies récurrentes au total

184 millions d’euros d’économies récurrentes au premier semestre 2020. C’est ce qu’a permis de réaliser la démarche Renaissance, un programme d’économies et d’initiatives mené par la firme. En tout, ce ne sont pas moins de 423 millions d’euros d’économies récurrentes qui ont été générées par rapport à la base de coûts 2018. À la vue de ces bons résultats, Auchan maintient son objectif de 1,1 milliard d’euros à la fin de 2022. 

À l’étranger, les ventes sur la zone Europe du Sud connaissent une croissance de 4,9 % alors que la zone Europe Centrale et de l’est souffre d’un chiffre d’affaires en recul de 3,9 %. Avec une progression de 2,3% en Asie, la Chine profite, quant à elle, de l’avance en termes de commerce phygital. Un domaine, qui à l’échelle du groupe Auchan, s’est largement développé avec +3,7 points en un an.

Auchan tire des leçons de la crise et renforce son positionnement

En affichant ses bons résultats, Auchan a pu démontrer « la pertinence des engagements historiques de l’entreprise et a permis d’accélérer significativement certaines initiatives ». Parmi elles, la firme poursuit sa mobilisation en matière de sélection des produits locaux, une tendance qui avec le confinement s’est intensifiée. Pour satisfaire la demande croissante des consommateurs, Auchan a également développé sa stratégie digitale et a misé sur des services pratiques comme la livraison à domicile. Par ailleurs, l’enseigne de grande distribution salue ses équipes qui ont su faire preuve de polyvalence et de réactivité et qui ont pu bénéficier (notamment à travers des primes) de 69 millions d’euros selon l’enseigne.

Le groupe confirme ainsi son positionnement et ressort de la crise renforcé, grâce notamment, « à la parfaite conduite du programme Renaissance qui vise à renforcer l’excellence opérationnelle ». Dans cette optique, le président d’Auchan Retail a annoncé un plan de désendettement de 2 milliards d’euros. Ce plan portera sur des actifs non stratégiques et ne traitera ni des actifs commerciaux, ni de cession de pays. 

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