Bientôt plus de sacs en plastique aux caisses des magasins Leclerc

Exit les sacs en plastique, l’enseigne E.Leclerc remplace ses sacs jetables par des sacs en toile de jute “réutilisables, recyclables et échangeables à vie”. Un changement qui témoigne de l’engagement de l’enseigne dans un contexte de transition écologique toujours plus alarmant.

Des sacs pour marquer la responsabilité de l’enseigne

Désormais, dans ses 721 magasins E.Leclerc, les sacs plastiques qui dépannaient les clients ayant oublié leurs sacs réutilisables ne seront plus disponibles en caisse. A la place, l’enseigne proposera des sacs en toile vendus 1,50 euros, ce qui permettra selon des estimations d’éviter le gaspillage de 7 000 tonnes de plastique par an.

Pour remplacer le plastique, l’enseigne mise sur des fibres naturelles issues de plantes peu gourmandes en eau, engrais ou pesticides. Par ailleurs, la marque réalise une belle opération marketing en affichant des slogans humoristiques sur ses sacs tendant ainsi à rendre l’écologie plus ludique.

Un engagement écologique que la marque veut inscrire dans son ADN

Cette décision s’inscrit dans une démarche de préservation de l’environnement adoptée par E.Leclerc depuis plusieurs années. Les sacs plastique à usage unique ne sont plus proposés par la marque depuis 1996, soit vingt ans avant leur interdiction généralisée en 2016. La marque s’évertue en outre à limiter son impact environnemental notamment en réduisant l’emballage de ses produits, en dotant ses parkings de panneaux solaires ou encore en limitant l’usage de prospectus.

Souvent accusé de “greenwashing”, l’enseigne, qui a parfois été accusée pour la vente de certains produits discutables ou des choix de commercialisation polémiques, se voit comme un acteur très engagé dans un mouvement vers lequel convergent aussi les autres grands distributeurs. On le constate avec Carrefour qui s’est par exemple engagé à réduire de 30% la consommation énergétique de ses magasins, Système U qui lance sa propre gamme de produits bio ou encore Casino, qui a mis en place un système d’étiquetage environnemental sur ses produits.

En 2005, une étude publiée par l’Association Française du Marketing avançait que seuls 1,5% des consommateurs choisissaient leur lieu de courses en fonction des valeurs véhiculées par l’enseigne (comprenant les valeurs écologiques). A l’heure où la prise de conscience de l’urgence écologique se fait de plus en plus sentir, il est évident que la proportion de clients attentifs à l’impact environnemental de leur mode de consommation ne cessera de croitre dans les mois et les années qui viennent. Il reviendra alors aux grandes enseignes de s’adapter pour répondre à ce nouveau défi.

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