Alimentation : distributeurs et industriels, qui gagne ?

Alors que la guerre des prix couve depuis plusieurs mois, chaque acteur se renvoie la responsabilité des profits énormes générés par le secteur de l’agro-alimentaire. Le dixième rapport de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires frais a peut-être tranché.

Une hausse moyenne de 31 % du prix des produits en un an 

En raison des fortes tensions sur la demande et d’aléas climatiques, les prix des matières premières alimentaires flambent depuis plusieurs mois. En un an, ils ont en effet augmenté de 31 % en moyenne, soit la plus forte hausse depuis juin 2008. Dans le détail, les viandes ont enregistré une hausse de 6 %, les produits laitiers ont grimpé de 24 %, les céréales de 26 %, le sucre de 58 % et les huiles de 100 %, selon un rapport de la FAO. 

A cette flambée des prix des matières premières s’ajoute celle des coûts d’emballage et l’allongement des délais de livraison. Une situation qui pèse fortement sur la trésorerie des entreprises agroalimentaires. D’après l’Ania (Association Nationale des Industries Alimentaires), 70% de ces acteurs sont pénalisés par l’allongement des délais de livraison et 40% font face à des pénalités logistiques. Les industries agroalimentaires demandent donc une hausse moyenne de 9% des tarifs pour faire face à ces contraintes. 

Une rémunération correcte pour les producteurs

Si les distributeurs français contestent le fait de réaliser de fortes marges sur le dos de leurs fournisseurs en réalisant des profits éhontés, cette accusation émanant des acteurs de l’agro-alimentaire semble confortée par le dixième rapport de l’Observatoire de La Formation Des Prix Et Des Marges Des Produits Alimentaires Frais. Ce dernier document indique que les enseignes s’en sortent mieux que les transformateurs en termes de marges, et que la rémunération des producteurs reste faible, hormis pour les éleveurs de vaches à viande. 

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