Prix en rayons : Bruno Le Maire met la pression sur les industriels et la grande distribution

Bruno Le Maire a adressé un courrier aux industriels et aux enseignes de la grande distribution pour leur demander de s’aligner sur la baisse prochaine des coûts des matières premières. Ce qui signifie que ces acteurs devraient baisser les prix des produits alimentaires en rayon.

Selon les projections des économistes, la production des matières premières agricoles va augmenter cette année. Ce qui entraînera une réduction des prix des produits alimentaires sur le marché. Si on ne sait pas encore quand ce repli interviendra, Bruno Le Maire presse les agro-industriels et les enseignes de la grande distribution d’agir au plus vite.

Des renégociations annoncées à l’été

Il les invite à avancer les renégociations infra-annuelles de contrats, normalement prévues en juin. Achevées le 1er mars, les précédentes discussions avaient abouti à une hausse de 10% sur les prix des produits achetés aux industriels afin de prendre en compte l’évolution des prix des matières premières.

Maintenant que les coûts baissent, le ministre de l’Economie estime que c’est le moment de revoir les contrats. Le patron de Bercy pense d’ailleurs que les Français ne comprendraient pas que les baisses de coûts à venir ne soient pas répercutées sur les étiquettes. Surtout que les entreprises ne trainent pas beaucoup les pattes quand il s’agit d’appliquer des augmentations.

Les distributeurs attendent d’abord une baisse chez leurs fournisseurs

Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), s’accorde avec le ministre pour dire que la baisse sur les prix doit se faire le plus rapidement possible et de la manière la plus efficace. Mais il avertit que les enseignes ne pourront pas décrocher leurs tarifs si leurs fournisseurs ne le font pas avant. Il pointe les « marges extrêmement faibles, de l’ordre de 1 % ».

Au contraire, les industriels auraient des marges extrêmement élevées, « dix ou quinze fois supérieures » aux leurs. Surtout les grands groupes comme Coca-Cola, Nestlé et Nutella, qui avaient demandé des hausses jusqu’à 15% au début des négociations.

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