Galeries Lafayette

Qu’achètent les Français depuis le déconfinement ?

La réouverture des magasins a conduit les consommateurs à retrouver progressivement certaines de leurs habitudes de consommation et de leurs marques d’avant la crise. Selon une étude menée par la fintech CDLK, le secteur de la maison et du jardin ainsi que les distributeurs de chaussures se retrouvent en tête de liste des achats, suivis de très près par les boucheries-charcuteries. Petit tour sur les achats des Français depuis le déconfinement. 

Les Français retrouvent leurs habitudes d’achat

La consommation des Français reprend des forces et les habitudes d’achat n’y échappent pas. Sur un indice 100 de dépenses au début du mois de mars, on constate un point bas à 47 (le 24 mars), selon une étude menée par la fintech CDLK sur les paiements par carte bancaire de 150 000 personnes. Néanmoins, ce pic n’a pas été de longue durée : à la fin du confinement, l’indice s’élevait à 70, juste avant d’atteindre 87 le 29 mai.

En ce qui concerne la part des achats en ligne, elle retrouve ses airs d’antan pour atteindre presque 30% contre 40 à 43% pendant le confinement. Benoit Gruet, président et co-fondateur de CDLK, reste toutefois prudent et considère qu’il va falloir poursuivre l’observation des évolutions. Il estime que rien n’écarte l’effet de cliquet sur les habitudes d’achat en e-commerce, surtout qu’il faudra être attentif aux effets de « l’anxiété économique forte ».

Un effet de saisonnalité

Le secteur de la maison, du jardin et de l’animalerie pesait 8% des dépenses au début du mois de mars avant de reprendre son souffle. Grâce à la réouverture des jardineries, des magasins de bricolage et au déploiement du drive, le secteur représente désormais 14% des achats.

Dans cet élan, Benoit Gruet confirme qu’il y a eu un fort engouement dû notamment à un effet de saisonnalité. La météo clémente amène avec elle l’envie de bricoler, de prendre soin de son jardin ou de son balcon, précieuses bulles d’air pendant le confinement. De plus, la persistance du télétravail pousse les Français à accorder davantage d’importance à leur environnement personnel.

Si les Français accordent autant de soin à leur intérieur, ils n’en oublient pas moins de s’occuper d’eux. À cet effet, les achats de chaussures reviennent en force depuis le déconfinement, remarque Benoit Gruet. Et pour preuves. L’indice dépassait fin mai les 180 alors que trois mois plus tôt, celui-ci s’élevait à 100. Du côté de la mode, le secteur recense une hausse relative. La part des achats en ligne des vêtements et des accessoires enregistre quant à elle une augmentation.

Côté capillaire, les coiffeurs ont profité d’un regain d’intérêt de courte durée. Même si les dépenses chez le coiffeur ont bondi dès leur réouverture, le phénomène s’est largement essoufflé trois semaines plus tard.

Cavistes et boulangers gagnent du terrain 

En restant au dessus de la moyenne habituelle, les dépenses en super et hypermarchés ont progressivement retrouvé un rythme régulier. Côté boucheries, charcuteries et poissonneries, les chiffres enregistrent de grandes envolées. Avec un indice de 140 contre 100 le 1er mars, les commerces de proximité tirent leur épingle du jeu et voient une flambée des achats en attirant toujours plus de consommateurs, constate le président de CDLK. Déconfinement oblige, les cavistes ont sonné leur retour, même si certains restaient  ouverts pendant le confinement. Les boulangeries-pâtisseries reprennent quant à elles des couleurs. Pendant le confinement, ces enseignes ont perdu une part de leur chiffre d’affaires notamment en raison des invendus au niveau traiteur (sandwichs et pâtisseries).  Les Français ayant du temps libre s’affairaient à la confection de pâtisseries maisons pendant le confinement tandis que le pain restait en grande partie la raison pour laquelle ils se déplaçaient en boutique. Mais avec la reprise progressive du travail, la consommation lors des pauses repas à midi voit sa part augmenter laissant la place à l’achat en boulangerie.

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