Covid-19 : prolongation de la vente d’autotests en grande surface

Alors qu’elle était initialement autorisée jusqu’au 31 janvier 2022, la vente d’autotests est exceptionnellement prolongée jusqu’au 15 février dans les supermarchés. Objectif : répondre à la très forte demande actuelle.

Protestation des pharmaciens 

Un arrêté du samedi 22 janvier prolonge de façon exceptionnelle la vente d’autotests dans les supermarchés jusqu’au 15 février, alors qu’elle avait été autorisée jusqu’au 31 janvier. Soit deux semaines de plus qu’initialement prévu. Cette prolongation vise à faire face à l’explosion de la demande dans le contexte de propagation du variant Omicron. Selon le panéliste NielsenIQ, les enseignes de la grande distribution ont vendu quelque 17 millions d’autotests entre le 28 décembre et le 16 janvier.

Cette commercialisation en grande surface n’est pas appréciée par les pharmaciens et les officines. Pour ces professionnels de santé, elle serait une fausse bonne idée qui favoriserait les faux négatifs. Ils dénoncent aussi le fait que ces autotests deviennent des produits d’appel. Une situation qui permet aux enseignes de commander en grande quantité. Ces distributeurs peuvent ainsi baisser considérablement les prix jusqu’à 2 euros l’unité, soit deux à trois fois moins cher qu’en pharmacie.

La grande distribution calme le jeu 

Face à la grogne des officines, les enseignes montent au créneau pour calmer le jeu. Michel-Édouard Leclerc, patron du groupe E-Leclerc, a notamment assuré ne pas vouloir « emmerder les pharmaciens ». Une référence claire à la déclaration d’Emmanuel Macron qui souhaite « emmerder les non-vaccinés ». 

Le dirigeant dit vouloir profiter simplement d’un « service possible », à savoir vendre les autotests moins chers. Il a donc promis continuer de les écouler à bas prix, ce qui devrait plaire aux Français, et surtout aux non-vaccinés. En effet, il leur faut actuellement débourser 44 euros pour un test PCR et 22 euros pour un test antigénique classique.

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