masques

Recycler ses masques chirurgicaux, c’est désormais possible chez Carrefour

Les masques chirurgicaux, accessoires incontournables en période de pandémie, n’ont pas que des effets positifs. Pour lutter contre la pollution qu’ils engendrent, l’enseigne de grande distribution Carrefour propose à ses clients un service de recyclage. Grâce à cette initiative, Carrefour réaffirme ses engagements en faveur de l’environnement et entend accélérer sa transition écologique. Les clients peuvent d’ores et déjà bénéficier de ce service dans 10 magasins Carrefour d’Île-de-France.

Le phénomène n’a échappé à personne. Les mégots de cigarettes, jonchés sur le sol, ont peu à peu laissé place aux masques chirurgicaux usagés. Conçus en polypropylène, un matériau plastique non-biodégradable, issu du pétrole, les masques à usage unique pèsent lourdement sur la planète, puisqu’ils mettraient entre 400 et 500 ans à se dégrader. Pour y faire face, certains acteurs de la grande distribution se sont engagés dans la lutte contre ce nouveau fléau.

Carrefour accélère sa transition écologique…

Après s’être engagée pour fournir des masques chirurgicaux aux Français, l’enseigne accélère sa transition écologique et souhaite réaffirmer ses engagements en faveur de l’environnement. Carrefour a fait le choix d’une solution globale afin de récupérer et recycler les masques à usage unique. En pratique, les consommateurs doivent seulement déposer leurs masques usagés dans la boîte prévue à cet effet qui se trouve dans les magasins Carrefour. 

Si le groupe n’a pas encore indiqué étendre sa solution à l’ensemble de l’Hexagone, il est possible de retrouver la solution dans 10 magasins Carrefour en Île-de-France, depuis le 15 septembre. Les magasins Carrefour Montreuil, Carrefour, Carrefour Paris Jaurès, Carrefour Paris Pyrénées, Carrefour Paris Rochechouart, Carrefour Paris Saint Ouen, Carrefour Le Près St Gervais, Carrefour Lamorlaye, Carrefour Luzarches, Carrefour Viarmes et Carrefour Villiers en Bière bénéficient déjà de ce service. L’enseigne, qui souhaite « structurer les filières, les tester et identifier les partenaires qui ont un processus efficace de recyclage », mise beaucoup sur cette initiative globale qui complètera celles déjà déployées à petite échelle par d’autres acteurs sur le territoire. 

Mais une fois la collecte réalisée, que fait Carrefour des masques usagés ? L’enseigne de grande distribution les envoie à son partenaire TerraCycle, une entreprise spécialisée dans le recyclage de déchets dits « non recyclables ». Ils sont dès lors mis en quarantaine, pesés, triés et compressés, avant d’être recyclés dans des usines spécialisées en fonction de leurs matériaux et de leur composition. Grâce à ce processus, ils sont transformés en granulés plastiques et pourront ensuite servir à la fabrication de nouveaux produits tels que du mobilier d’extérieur, des palettes d’expédition en plastique, des arrosoirs, des contenus de stockage, des bacs ou encore des tubes pour la construction. 

…et participe à la mutation environnementale de la grande distribution 

L’urgence climatique a ainsi fait réagir les acteurs de la grande distribution qui ont, pour la plupart, pris le virage de la transition écologique et ont fait entendre leurs engagements. Carrefour s’était notamment engagé à réduire le suremballage des produits scolaires pour lutter contre le plastique et entend éviter par cette initiative 45 tonnes de plastique par an à l’occasion de la rentrée scolaire.

Il y a peu encore, l’enseigne a développé une gamme de stylos, de feutres, de surligneurs et de marqueurs permanents confectionnés à partir de briques alimentaires recyclées. 117 000 briques de lait et de jus d’orange ont été nécessaires afin de créer de nouveaux produits et parvenir à réduire efficacement sa production de déchets.

Avec ces nouveaux engagements, le secteur de la grande distribution souhaite à nouveau faire la preuve de sa résilience face à la crise et aux nouveaux enjeux qu’elle impose en apportant des réponses concrètes.

Keep Exploring
Magasin Ikea
Ikea et Conforama : pourquoi les enseignes n’ont pas rouvert leurs magasins le 11 mai ?