Transport fluvial

La grande distribution fait de plus en plus appel au transport fluvial pour réduire son empreinte environnementale

A l’heure où l’urgence écologique impose de repenser les usages de nos sociétés, les enseignes de la grande distribution mettent en oeuvre des actions pour diminuer encore leur empreinte carbone. Le transport, aujourd’hui deuxième contributeur des émissions de gaz à effet de serre mondiales, est un outil stratégique pour réduire cette empreinte.

Responsable de 83% des émissions de son secteur, le transport routier a longtemps été la référence pour l’approvisionnement de la grande distribution. Cela pourrait bien être en train de changer, en faveur des voies maritimes.

L’essor du transport fluvial

Connaissant la plus forte croissance économique de tous les modes de transport, le transport fluvial pollue bien moins que le transport routier. Déjà en 2015, l’ADEME estimait que le transport fluvial permettait d’économiser 200 000 tonnes d’émissions de CO2 chaque année. Pour un convoi maritime d’environ 5000 tonnes, on compte 250 camions en moins sur les routes : trafic fluide, conteneurs permettant une massification des biens transportés, diminution de la congestion des villes, ce moyen de transport est un véritable levier pour la diminution de la pollution du transport.

Les gouvernements ne s’y sont pas trompés : après le plan “Transport 2050” de l’Union Européenne souhaitant parvenir à ce que “50 % du transport routier” de marchandises et d’usagers se fasse par “voie ferrée et par voie navigable” en 2050, la France encourage elle aussi le transport fluvial dans le cadre du plan de relance. Le gouvernement a en effet intensifié l’augmentation du programme d’investissement vers ce secteur, aujourd’hui à 214 millions d’euros contre 155 millions en 2019. Selon les mots de Thierry Guimbaud, Directeur Général de Voies Navigables de France, “l’accélération s’ajoute à une accélération déjà en cours”.

Un engagement fort de la grande distribution 

Soutenues dans leurs efforts par la pression de la société, les contraintes imposées par le gouvernement et les souhaits des consommateurs, les enseignes de la grande distribution s’orientent toutes vers des systèmes plus verts, aux émissions de gaz à effet de serre réduites. Que ce soit dans les produits proposés avec l’essor du bio, ou dans leurs moyens d’approvisionnement, elles engagent dans des démarches plus respectueuses de la planète.

En plus du circuit court et du local, le transport fluvial est une vraie opportunité pour diminuer l’empreinte carbone des supermarchés

Si ces enseignes adoptent peu à peu ce type de transport, le transport routier n’en reste pas moins très largement utilisé. Ainsi, selon Anne-Marie Idrac, présidente de l’association France Logistique, il est capital de “décarbonner le transport routier de marchandises” pour une diminution effective des émissions de gaz à effet de serre. Selon ses chiffres, en 2030, environ 80% de des marchandises seront toujours approvisionnées par la route, malgré la montée du transport fluvial. Une réalité que les acteurs de la grande distribution veulent participer à changer.

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