Pêche au thon : la grande distribution épinglée par une ONG

Bloom, une ONG engagée dans la protection des écosystèmes marins, vient de publier un rapport sur la pêche au thon. Elle accuse les enseignes de la grande distribution de ne pas respecter leur engagement en matière de pratiques durables et responsables. Leclerc et Carrefour sont particulièrement pointés du doigt.

L’association Bloom, engagée dans la protection des écosystèmes marins, a rendu public jeudi dernier un rapport sur la consommation du thon en boîte en Europe. Intitulée « Délibérément ignorants », cette enquête dresse un classement de 36 distributeurs européens en fonction de leurs pratiques d’approvisionnement et de leurs efforts pour limiter les conséquences environnementales de la pêche au thon.

Une moyenne européenne très basse

Le classement de Bloom repose sur deux critères majeurs. A savoir la coopération des enseignes avec la société civile et leurs politiques d’approvisionnement. Il en ressort que les distributeurs européens ne respectent pas leur engagement en matière de pratiques durables et responsables. Ils obtiennent une moyenne de 2,2/10 pour la coopération et de 3,7/10 pour les politiques d’achat.

E.Leclerc parmi les mauvais élèves

Sur les deux critères, l’enseigne britannique Marks & Spencer obtient les meilleures notes. Elle partage le podium avec deux groupes français, Les Mousquetaires (5,5/10) et Système U (5,3/10). A l’inverse, E.Leclerc figure parmi les mauvais élèves. Selon Bloom, la coopérative d’indépendants français maintient une opacité totale sur son approvisionnement en thon. Elle refuserait même de collaborer.

Mise en demeure du groupe du groupe Carrefour

Un autre groupe français, Carrefour, est également la cible de l’ONG. En effet, Bloom met en demeure le retailer tricolore pour la vente de thons pêchés de manière destructive et abusive. Elle s’étonne aussi de la faiblesse des exigences envers ses produits de marque. L’association lui demande de mettre à jour son plan de vigilance dans un délai de trois mois. Faute de quoi, une poursuite judiciaire sera entamée.

Tous les distributeurs interpellés

Pour le reste, l’ONG Bloom appelle à réviser les politiques d’approvisionnement en thon pour les rendre durables, qu’il s’agisse de leurs propres produits que des marques distributeurs et nationales. Par ailleurs, les enseignes devront publier ces politiques d’approvisionnement et en rendre compte chaque année.

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