Station de retrait drive

Commerce alimentaire : le drive continue de grignoter des parts de marché

Depuis le début de l’année, le poids du drive ne cesse de progresser, atteignant 7,8% en moyenne des achats alimentaires. Ce qui représente un gain de 2 points par rapport à 2019, selon Nielsen. Un bond susceptible de menacer les commerces de centre-ville du fait de la profondeur de l’offre du drive et de l’attractivité de ses prix.

D’après une récente enquête de l’institut Nielsen, l’e-commerce alimentaire dans son ensemble (essentiellement du drive) a enregistré, à la date du 8 novembre 2020, une croissance de 61% par rapport à l’année dernière. Les ventes s’établissaient alors à près de 223 millions d’euros pour un chiffre d’affaires en hausse de 79%. Si ce circuit avait un peu reculé dans les dernières semaines d’octobre, il a repris sa progression avec le reconfinement, passant à 8,7% des achats totaux.

« Le drive a explosé cette année avec une croissance de 50% »

Depuis le début de l’année, le poids du e-commerce dans les achats alimentaires est ainsi de 7,8% en moyenne, soit un gain de 2 points par rapport à 2019. Cette part de marché devrait s’établir autour de 8% sur l’année 2020. « Au vu des croissances des années précédentes, c’est 4 à 5 ans de parts de marché de gagnées pour le e-commerce en France », estime Nielsen. « Le drive a explosé cette année avec une croissance de 50%, à la fin de l’année, on sera sur nos objectifs de 2024 » grâce notamment au Covid-19, indique de son côté Michel-Edouard Leclerc, dont le groupe (Leclerc) fait partie des premiers à avoir développé ce concept au début des années 2010.

Des atouts indéniables

Cette progression fulgurante du drive risque de nuire aux commerces de centre-ville. En effet, ceux-ci voient leur performance baisser d’environ 6 points en cas de proximité avec un point de retrait drive piéton. Ce recul s’explique par une offre plus large dans le drive (8500 et 26.000 références contre 3500) et des prix plus attractifs.

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