Inflation : le Parlement acte l’anticipation des négociations commerciales

A la suite du Sénat, l’Assemblée nationale a adopté le 14 novembre le projet de loi du gouvernement prévoyant d’anticiper de quelques semaines les négociations commerciales entre distributeurs et industriels. Le texte doit permettre de répercuter plus rapidement les baisses en rayons. Mais tout le monde n’est pas certain de ses effets.

L’Assemblée nationale a adopté, le mardi 14 novembre, le projet de loi du gouvernement contre l’inflation. Ce texte vise à avancer les négociations commerciales entre distributeurs et industriels pour qu’elles s’achèvent plus tôt que d’habitude. Objectif : répercuter plus rapidement les baisses de prix des matières premières en rayons. Le Sénat a déjà adopté ce projet de loi, le 9 novembre dernier.

Des baisses prévues dès le 15 janvier prochain

Dorénavant, les dates de clôture des négociations sont fixées au 15 janvier pour les PME et ETI et au 30 janvier pour les multinationales. Auparavant, les discussions débutaient en décembre et prenaient fin le 1er mars. Le gouvernement a prévenu que les entreprises qui ne respecteront pas le nouveau calendrier pourraient se voir infliger une amende de 5 millions d’euros.

Les industriels réclament des hausses de prix

Grâce à l’anticipation des négociations, l’exécutif espère lutter contre l’inflation des prix alimentaires. Mais, pour de nombreuses PME et ETI, rien n’indique qu’il y aura effectivement des baisses de prix dans les supermarchés. Pour preuve, les industriels de l’agro-alimentaire réclament des hausses aux distributeurs pour 2024. Selon l’Ilec, qui représente les grands groupes comme Nestlé et Danone, ces augmentations devraient se situer pour un tiers entre 0 et 3 %, et un autre tiers entre 3 % et 5 %.

Vers une réforme du cadre global des négociations commerciales

Ces industriels justifient leurs demandes par des mauvaises récoltes dues au changement climatique, des hausses de salaires et des investissements dans les outils de production pour verdir l’économie. Il y aura cependant quelques baisses, notamment sur les céréales, la viande de porc et les huiles végétales. Malgré tout, des députés exigent un encadrement des marges. Le gouvernement étudie la possibilité de réformer le cadre global des négociations commerciales.

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