Trimestre anti-inflation : vers une relance du dispositif ?

Lancé en mars 2023, le trimestre anti-inflation a pris officiellement fin le mardi 12 décembre, alors que l’inflation alimentaire persiste. En raison du contexte, le gouvernement pourrait demander à la grande distribution d’étendre le dispositif.

Le 6 mars 2023, l’exécutif et la grande distribution ont trouvé un accord pour la mise en place d’un trimestre anti-inflation. Celui-ci consiste à proposer en rayon les produits du quotidien à des tarifs réduits, grâce à un effort des distributeurs sur leurs marges. Toutes les enseignes ont joué le jeu, à l’exception de Lidl qui a préféré continuer avec sa politique de prix bas.

L’inflation alimentaire encore trop haut

En juin, Bercy a obtenu la prolongation du trimestre anti-inflation jusqu’à la fin d’année à cause de l’inflation persistante. Ce mardi 12 décembre, le dispositif a pris officiellement fin. Selon l’Insee, il a permis de faire reculer l’inflation de 3,4% sur un an. Cependant, les produits alimentaires poursuivent leur flambée. Ils coûtent en moyenne 7,6% plus cher qu’il y a un an.

Aucun nouveau dispositif sur la table

Face à cette situation, doit-on maintenir le trimestre anti-inflation ou le remplacer ? Le gouvernement n’a rien prévu à ce sujet. Mais au fond, il espère une poursuite de cette opération plébiscitée par les consommateurs. Les enseignes considèrent qu’elles en font déjà assez avec leurs nombreuses promotions. Elles demandent désormais aux industriels de faire leur part.

Des initiatives commerciales ont pris le relais

Malgré tout, les distributeurs continuent d’être généreux. Auchan, par exemple, a annoncé début décembre une baisse des prix sur 25 000 produits, y compris sur l’alimentaire. D’autres retailers ont dégainé des offres pour la fête de fin d’année. Mais il s’agit d’initiatives individuelles. Bercy s’attend à un nouvel engagement collectif.

Les espoirs reposent sur les négociations commerciales

Une telle mobilisation est peu probable au moment où les acteurs misent désormais sur les négociations commerciales. Ces discussions entre industriels et enseignes s’achèveront entre le 15 et le 31 janvier 2024. Elles doivent permettre d’obtenir de réelles baisses de tarifs dans les magasins. A condition, bien sûr, que les protagonistes consentent à des sacrifices.

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