E-commerce

L’essor du e-commerce se confirme avec la poursuite de la crise sanitaire

Alors que la tendance était déjà bien enclenchée depuis des années, la crise sanitaire a encore davantage souligné la place du e-commerce dans la consommation globale des Français. Cette émergence du commerce en ligne bouleverse les équilibres établis et impose une évolution de l’économie notamment pour l’emploi.

Une place désormais majeure pour le e-commerce

La crise sanitaire n’a fait qu’accélérer une phénomène déjà bien réel : l’émergence du e-commerce au centre de nos mode de consommation. La fracture entre les entreprises très présentes dans la vente en ligne comme Amazon ou Zalando et celles qui peinent à pénétrer dans ce milieu ne cesse de s’agrandir. Zalando par exemple a observé une augmentation de sa base de consommateurs de 20% passant ainsi a plus de 34 millions d’acheteurs réguliers. Plus impressionnant encore, Amazon a tout simplement doublé son bénéfice net au deuxième trimestre. Kantar, référence française en étude de marché faisait le constat fin juillet que la part du e-commerce a augmenté de 41% en seulement trois mois contre 22% sur l’année 2019, en ajoutant : « en Chine, le commerce en ligne représente déjà un quart des dépenses en produits de grande consommation ».

Cette véritable explosion du commerce en ligne n’est pas sans conséquences pour l’emploi. D’un coté les entreprises de e-commerce recrutent massivement tandis que des entreprises traditionnelles qui concentrent leurs activités sur les magasins physiques sont contraintes de licencier de nombreux employés. La journée du 18 août l’illustre très bien avec les annonces successives de Marks & Spencer et d’Amazon. Alors que l’entreprise anglaise de grande distribution déclarait devoir limoger 7 000 employés, le géant Américain affirmait vouloir recruter plus de 3 500 personnes rien qu’aux Etats Unis. Il existe de nombreux autres exemples : 2 500 suppressions de postes chez Debenhams, 1 300 chez John Lewis et 4 000 dans les pharmacies Boots tandis que Tesco dit vouloir créer 16 000 nouveaux emplois pour faire face à l’accroissement de ses activités en ligne.

Quelles perspectives pour le commerce physique ?

Certains acteurs majeurs du commerce physique comme Walmart ont déjà fait le choix d’investir massivement dans le numérique. D’autres, bien que n’ayant pas la même solidité financière que l’entreprise américaine sont en train de réfléchir au développement de stratégies moins agressives voire d alliances avec ces mêmes plateformes, comme le suggère Stéphane Charvériat, directeur associé au Boston Consulting Group.

Il est toutefois illusoire d’imaginer un abandon pur et simple des réseaux d’enseignes physiques. Les consommateurs conservent tout de même le besoin d’authenticité que seule une visite réelle dans un magasin peut lui procurer, et la persistence d’inégalités dans l’accès et la maîtrise des outils informatiques et téléphoniques rend ces possibilités de croissance pour l’e-commerce finies. Apple l’a d’ailleurs bien compris et a fait du contact client en boutique l’une de ses plus grandes forces, comme le témoignent les files interminables devant les Apple-stores à chaque sortie d’un nouvel Iphone.

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