Supermarché

La grande distribution organise ses stocks pour faire face à un possible reconfinement

Un reconfinement semblait inenvisageable au regard de la conjoncture économique. Pourtant, la dégradation de la situation sanitaire ne laisse d’autre choix au gouvernement que de durcir les restrictions et d’envisager des mesures extrêmes. Les rumeurs enflent et les acteurs de la grande distribution se préparent pour faire face à tout risque de difficultés et prévenir toute rupture de stocks de certains produits comme cela avait été le cas rapidement au milieu du mois de mars.

Le secteur de la grande distribution ne risque pas d’oublier de sitôt l’inquiétude et la ruée générale dans les supermarchés qui avait suivi l’annonce du confinement par Emmanuel Macron le 16 mars dernier. A mesure que les rumeurs de pénuries se propageaient, les rayons se vidaient de plus en plus rapidement. Encore aujourd’hui, on remarque que les consommateurs s’orientent davantage vers les maxi-volumes et les formats familiaux en vue de constituer des stocks.

Améliorer encore le dispositif mis en oeuvre au printemps

Cette consommation compulsive s’est avant tout répercutée sur les produits d’entrée de gamme. Une fois ces derniers absents des rayons, les consommateurs ont parfois eu la fausse impression que les prix avaient augmenté considérablement.

La crise a souligné le rôle de première nécessité que jouent les grands distributeurs dont les représentants (comme Michel Edouard Leclerc) se sont empressés dès avril de rassurer les clients en assurant qu’il y aurait évidemment suffisamment de produits alimentaires, et en insistant sur le remarquable travail qui a été fait au niveau de la chaine d’approvisionnement.

Précautions et préparatifs

Les poids lourds du secteur ont été prévenants et ont eu le temps de se préparer à un éventuel reconfinement. Pas de pénurie de pâtes, premier produit concerné par les ruptures de stock en mars dernier, à prévoir cette fois-ci.  L’augmentation des ventes de plus de 100% avait en effet eu de quoi inquiéter les producteurs qui s’étaient retrouvés dans la nécessité de faire appel à l’Etat pour débloquer des réserves de blé en urgence, habituellement destinées à l’exportation. Michel-Edouard Leclerc a lui même tenu à réagir sur Twitter en indiquant que les ventes de pâtes et de papier WC avaient bien fortement progressé dans les derniers jours, et pour rassurer sur les stocks.

Pour éviter une situation semblable, Panzani s’est assuré de disposer de suffisamment de blé en octobre pour accroître sa production et augmenter ses ventes à la grande distribution de 30%. Il en est de même en ce qui concerne le riz, le soupe et la farine, entre autres produits, grâce aux efforts engagés par les industriels de l’agro-alimentaire et les distributeurs pour assurer l’alimentation des stocks

Confinement ou pas, les étals de nos supermarchés ne seront pas déserts dans les mois qui viennent, et la grande distribution se mobilise pour faire face à ce nouvel épisode tendu de la crise sanitaire.

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